Dans un discours peu orthodoxe et original, le nouveau président haïtien Michel Joseph Martelly se dit vouloir réveiller le pays et le conduire vers un changement réel. Reconnaissant comme le "premier serviteur" de la nation, Martelly promet d'assurer la sécurité du pays et la fin du kidnapping en refusant de négocier avec les bandits et encourageant les autorités de la Justice à faire leur travail. Il reconnait l'importance de la Communauté Internationale dans les affaires électorales du pays, sans laquelle, selon lui, le vote populaire serait confisquée au profit de l'ancienne première dame Mirlande Manigat ou de l'ami de l'ex président haïtien René Préval. En disant que la participation de la Communauté Internationale est une fois de trop, le nouveau président veut mener le pays vers une certaine indépendance par rapport à l'Internationale dans la paix et le respect des normes.
Il tient encore ses slogans de campagne. Il réitère sa volonté de faire de l'éducation une affaire d'Etat, en rendant gratuite et obligatoire l'école dans le pays. La décentralisation est aussi promise par le nouveau chef d'Etat, sans oublier le renforcement de l'agriculture et de la classe moyenne.
D'un ton fort, il encourage tous les haïtiens à l'accompagner dans ce travail. Il se dit avoir la volonté de marcher avec tous les haïtiens et la Communauté Internationale pour améliorer la face d'Haïti dans le monde entier. Haïti n'a pas seulement de la misère, mais beaucoup de richesses principalement sur le plan culturel.
"Sak te gen tan gen la a ?" exclame le président. En tant que fils de Capois la Mort, de Jean Jacques Dessalines, et avec le courage des contemporains haitiens qui ont marqué la face du monde, le président démontre qu'Haïti a la capacité de renaitre de ses cendres. Dans cette optique, il crie : Haïti, réveille-toi.
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